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Nouvelle Zélande, fille des Maoris et des Pakehas

​Dans ce dernier jour nous sortions du musée de Waitangi, magnifique lieu commémorant la signature du traité fondateur de la Nouvelle Zélande, entre les chefs de communautés Maoris et le gouverneur Britannique de la province en 1840. On avait sans doute tellement blagué avec le Commodore avant cette visite qu’à ce moment là on avait eu envie de sérieusement parler de ce que nous avions vu et ressenti dans ce musée – mémorial de la cohabitation pas toujours simple entre les Maoris et les Pakehas (les blancs).

On peut visiter la Nouvelle-Zélande pour y découvrir ses paysages de montagne, ses Fjords, sa côte sauvage, ses lacs… sa nature donc… le Rugby, la voile, les sports extrêmes… ses véritables talents sportifs… son histoire et sa culture bien sur… pour tant de choses.

Si dans le monde du Rugby le Haka est la marque la plus évidente d’intégration dans un sport « so British » d’un élément issu de la culture Maori, on se rendait soudainement compte qu’une très grande partie de ce qui nous a « marqué » dans le périple « mixte » (voiture et vélo…) était sans doute le fruit de cette même intégration.

Partout s’affiche un respect profond de l’environnement, et on vous met au parfum dès que vous descendez de l’avion : votre matériel de sport outdoor doit être propre. Il est contrôlé. Bien sûr aucune possibilité d’introduire plantes ou graines ou substances exotiques sur le territoire sous peine de lourdes amendes.

Dans les grandes forêts primaires du Northland vous devez désinfecter vos chaussures avant de rendre visite aux immenses et fragiles Kauri dans les troncs desquels les Maoris sculptaient la coque de leurs bateaux de 25 ou 30m de long…

Dans toutes les grandes forêts du nord ou du sud, vous êtes tenus de rester sur les chemins balisés… plus que balisés parfois même, puisqu’ils sont tracés sous forme de passerelles en bois de 2m de large et de kilomètres de long, coupés d’escaliers pour absorber les dénivelés. Nous n’avons pas eu le temps ou l’occasion de tester des itinéraires plus « libres » en montagne. Sans doute existent ils comme partout. Mais la qualité et l’entretien de ces chemins là de grande randonnée est assez incroyable.

Certaines remarques que nous nous étions faites avant la visite du musée de Waitangi ont sans doute aussi trouvé là une explication.

Par exemple sur le fait qu’aucune des côtes que nous avons visitées, ni même la pourtant très touristique Bay of Islands (toute proche de Waitangi et petit paradis terrestre par lequel débarquèrent les premiers colons) ne soit bétonnée…

Une autre réflexion portait sur la pollution visuelle des immenses panneaux publicitaires, si présente dans toute nos entrées de villes Françaises ou « occidentales », et quasiment complètement absente en Nouvelle-Zélande…

Comme si les autorités interdisaient, régulaient ce qui chez nous sont de vraies dérives d’un système guidé par l’argent et porté par les excès presque toujours au détriment de la nature.

Sans idéaliser, on pourrait dire que la Nouvelle-Zélande est la fille de parents extrêmement soucieux de l’environnement. L’influence Maori dans ce domaine est évidente, même si c’est sûrement un raccourci facile…

Côté Britannique, l’apport serait sans doute plus à chercher du côté de l’ouverture au monde, de la qualité de l’accueil aussi… et du fish and chips… et de la conduite à gauche… et là ce n’est pas un raccourci…:-)

Bref, si nous avons commencé par le côté nature et sportif (pas longtemps pour moi), terminer par le côté culturel nous aura permis d’essayer de mieux comprendre ce pays extraordinaire… et tellement lointain… et accueillant… et beau… qu’il faudrait y revenir.

Pour le moment on rentre… et c’est très long.

J321 – Route au nord. Whangarei.

Les faits marquants du jours sont :

  • Le commodore a oublié son câble de chargeur d’Iphone 4 au Quest de la Queen street a Auckland, au 8C. Si quelqu’un retrouve cette pièce de musée merci de le contacter… sur mon Samsung… il ne publiera donc plus rien ici jusqu’à son retour en pays Gaulois… #tristitude.
  • Ce matin nous avons pris le breakfast avec Dave et Robyn, sa femme, au pied de la tour d’Auckland : cuvant encore de notre soirée légèrement arrosée de la veille, je n’ai pris qu’un pamplemousse. le commodore a pris 1 saumon. Les « parents Kiwis » d’Aurelie sont super sympas et nous avons eu beaucoup de plaisir à les rencontrer. #enjoy
  • Ce soir nous sommes au nord de Whangarei dans une jolie baie. Tout est calme. On a eu la première belle journée sans aucune pluie depuis un bon moment. #sunshine
  • Il nous reste 2 jours avant de revenir vérifier que tout là haut, décembre est bien l’hiver. On va encore en profiter un peu. #sprintfinal

La nuit des Pakehas

Dave nous avait dit : « and if you don’t know exactly what to do on saturday evening you can come in Hamilton. It’s not so far from Taupo… 1h30…more or less. It’s a party with some friends. A kiwi party. It’s nice. »

Après ça il était parti sur Auckland, nous de Rotorua, devions filer le lendemain à Taupo, censé être le camp de base d’une expédition vers l’alpine track du Tongariro.

Dave nous avait dit que la maison était dans le quartier Vaucluse, rue du Ventoux… comme si ça suffisait pas d’avoir un décor de carte postale il fallait en plus évoquer notre bout du monde pour eux, ce morceau lunaire posé en provence…

Alors de forêts en jeyzers et de trous souffleurs en water falls, on y était arrivés à Taupo, sans vélos et sous le ciel temporairement bleu.

C’était la veille de l’Ironman. le parc à vélos était rempli de centaines de machines à bouffer des kilomètres, et nous avec le commodore nous étions à pieds… au milieu de l’événement sportif du week end, logés rue du Ventoux non loin d’un magnifique vélo totem au maillot à poids… un peu comme ceux du Tourmalet ou de l’Aubisque. Bref personne ne voulu nous engager en dernière minute et c’est tant mieux… il aurait pu se noyer… le commodore… pas plaisanter avec ça.

Taupo est une ville super agréable et visiblement très sportive. Nous avons effectué une très longue balade le long d’une rivière d’une clarté étonnante, puis avons assisté à  quelques sauts à l’élastique avant de prendre la route pour Hamilton puisque devinez quoi ?? Voila.. nous n’avions rien de mieux à faire que de répondre présent à l’invitation de Dave.
Nous voilà donc embarqués dans ce qu’il nous a présenté comme étant une « kiwi party ». Personnellement je ne m’attendais pas à me retrouver dans un garage de particulier décoré de façon fabuleuse taverne Irlandaise.

Nous avons débarqué à 3 chez Shon avec assez de bières pour 6. Il y a là Bones, luthier de profession et joueur de viole, banjo et bousouki. il y a aussi Banjo, qui ne joue d’aucun autre instrument que le barbecue, mais à merveille. Une flûtiste, puis une autre qui est aussi accordéoniste. Un, deux ou trois guitaristes. Un percu. Le garage fait 20m2 et on y entre une poignée de spectateurs. Les musiciens, dont le noyaux dur est le groupe « Hair of the dog » jouent quelques ballades Irlandaises. Certains partent et sont remplacés par d’autres qui arrivent. Ils ne jouent pas pour nous mais pour eux. Se trompent, se charrient, reprennent, boivent un verre, racontent des blagues, crient… ça ne s’arrête jamais. Dehors Banjo s’active : saucisses, steacks, poulet, champi, oignons et salades au menu. Le temps d’une pause on ouvre une bouteille de vin néo-zélandais. Un vin de cépage, un merlot. Les 2 frenchies se font charrier par les locaux : les roustes au rugby et le rainbow warrior sont nos talons d’Achille ici… ils ne se privent pas mais que c’est bon de se faire chambrer sans méchanceté… et puis on ne comprend pas forcément tout…
Shon et certains de ses invités sont d’origine Européenne (Irlandais, Anglais) nés en Europe et arrivés plus récemment sur le sol Kiwi. D’autres sont là depuis plusieurs générations.

La suite s’installe. Au bar s’est installée une jeune femme dont Shon nous previent qu’elle va bientôt chanter… assez rapidement elle va s’installer derrière le micro avec une guitare. Je ne me souviens plus du titre qu’elle a chanté en premier. Simplement dans sa façon de poser sa voix, elle met instantanément tout le monde à son écoute. Les rires se taisent. Un ange passe. Bones au banjo est à peine audible… second morceau « another cup of coffee » de Dylan que je passe dans ma playlist en voiture depuis qu’on est par là… alors là c’est à mon tour d’être hypnotisé. Superbe voix qu’elle dévoile sur d’autres tubes folks dont les noms ne me reviennent pas. C’est Julie, l’ange de la soirée.

Elle quitte le garage vers 23h30.
Le concert se termine vers minuit par quelques gorgées supplémentaires de wisky irlandais au bar avec Shon et Bones. Jeff est là aussi avec un accent à couper au couteau. Il nous raconte ses chasses aux Possoms, animal considéré nuisible et chassé comme tel (piégé aussi, partout dans le pays). On rigole énormément avec eux tous et Dave.

Pour rentrer à l’hôtel pas question de prendre la voiture : retour en taxi.

Ce matin nous laissions Dave repartir à Taupo pendant que nous poursuivions vers le Nord Ouest d’Auckland où nous sommes ce soir. Un vent tempetueux souffle sur le bongalow du camping de Piha. La mer est déchaînée…

Cette soirée d’hier restera un grand souvenir du voyage, notre première belle et vraie rencontre des Pakehas.

 

 

 

 

 

J2008 Rotorua Taupo

Par respect pour nos lecteurs sportifs qui se régalent d’épopées dantesques et de lyriques retransmissions sur notre blog, nous ne ferons pas de récit de cette… étape… par contre tous ceux qui le souhaitent peuvent exprimer leurs inquietudes ou leurs remarques concernant le devenir de ce raid cycliste de grande envergure… ou pas… enfin bref… on mettra quelques photos pour ceux qui aiment la nature dans tous ses excès… ou aussi le sport mecanique au circuit Mac Larren… ou aussi le velo au Ventoux… ou la nage en eaux chaudes… ou la botanique… ou le moko… etc etc…

J1042 Lincoln – Christchurch. Marathon day.

Christchurch – Lundi 5 Décembre – 18h

Ce matin, depuis Lincoln on partait pour une étape très courte, vue la tempête de vent prévue sur la zone. On ne souhaitait pas entrer dans 2 jours de galère et de lutte sur le terrain très vallonné de la presqu’île de Banks. Du coup direction le trail de Little River puis le Gebbies Pass pour rejoindre Christchurch : une journée un peu light en km (42) et heures de selle mais bienvenue après les dernières étapes parfois épuisantes.

Pas gagnée quand même cette étape, car composée d’un savant mélange de piste de graviers, de quelques kilomètres à 10% et bien sur de vent fort et défavorable. Mais tout ça dans des décors somptueux et la disparition définitive des lignes droites qui nous avaient bien barbés ces 2 derniers jours.

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On retrouvait une route et des abords fleuris sur fond du joli bleu de la « church baie ».

Après 42km donc il nous fallait embarquer sur un ferry pour traverser la baie vers Littleton. La petite attente de 20 minutes était l’occasion de rencontrer John, Septuagénaire cycliste qui revenait sur Christchurch après une ballade sur la presqu’île. L’explication du commodore sur son périple depuis Auckland n’avait pas l’air de l’impressionner outre mesure vu que lui même avait commencé ce genre de plaisanteries à 16ans… y’a un bail donc.

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A la descente du bateau, bye bye John, nous montions dans le bus direction christchurch via un tunnel interdit aux vélos (ce n’est pas une excuse en bois) et prenions place dans un appart-hotel sympa du centre.

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Longue ballade dans cette ville encore en pleine reconstruction suite aux séismes de 2010 et 2011. Le dernier (il y a quelques semaines) n’ayant sans doute pas aidé à l’avancée des travaux… incroyable le nombre de chantiers actifs en ce lundi après midi, de grues, de quartiers démolis… difficile d’imaginer ce que sera la ville une fois reconstruite tant il y a de zones en travaux.

Ce soir on mange en ville.

Demain on s’envolera pour Auckland et on précisera notre fin de séjour, pas encore vraiment décidée mais sûrement plutôt relax.

Bises et bonne semaine à ceux qui reprennent

 

 

J114-115 Tekapo – Meyfield – Lincoln 236km à la louche 

​Lincoln – Dimanche 4 Décembre. 16h
Nous avons quitté hier le sommet de notre première semaine : le lac Tekapo… qu’est ce que c’était beau…

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L’étape de samedi devait nous conduire a Géraldine, encore un prénom engageant, par une route globalement descendante de 700 a 70m. Alors avec le commodore on a bien profité du bout de forme venant pour dévaler vers Fairlie d’abord, en mode shinkansen, avant de retrouver sur le plat les affres du vent de travers et des lignes droites au milieu des champs. Niveau paysages pas grand chose à se mettre sous la ratoune apres Fairlie : juste de grandes etendues arrosées par tout temps, même sous la pluie, et parfois pour arroser… de l’herbe ou des vaches. « Va comprendre, Charles »… qu’il dit le commodore…

ceci dit il est plus là Charles.

Bon, arrivés a Geraldine, km 90, il est 13h30… à l’information-center personne ne sait trop nous renseigner. On cherche donc avec les moyens du bord une piaule un peu plus loin… on la trouve à Meyfield… 35km plus loin. Zou on book l’affaire et on repart. Pas grand chose de plus en bord de route. On est dans une plaine agricole, la route est droite, et tout au bout il y a notre piaule, dans la ferme de Jacky. On y arrive enfin. C’est une Hutte assez coquette mais pas immense au milieu des hangars et des engins agricoles. La chambre n’est pas faite, la patronne est absente. On file manger « en ville » (… y’a 1 bar…) et on revient.19h toujours rien. Commodore file s’enquérir du problème… je m’endors. Il revient ronchon… tout le monde etait à table et personne ne s’était imaginé que la hutte etait réservée et déjà occupee par nous. Bref la dame etait toute désolée lorsquelle est venue faire le menage et nous a fait un bon prix, du coup, toute désolée, désolée, désolée.

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Nuit d’ivresse réveillé à minuit par une tempête invraisemblable ! La hutte a failli s’envoler… tout bougeait dehors… pendant 3h environ c’était étrange et un peu inquiétant. On est quand même sortis de cette nuit là et repartis ce matin sur route mouillée mais sans plus de vent.

Alors cette journée là comment dire… on a traversé quelque chose comme la Beauce (dixit le commodore parceque moi je ne crois pas l’avoir jamais traversée). En 110km on a du faire 5 virages… et pas serrés. Notre record de ligne droite a été battu : 30km. Heureusement le vent etait quasi nul et on n’a pas trainé pour ralier Lincoln où nous allons bientôt passer à table… ce soir c’est fête : salade, steak, pastas et petit cabernet sauvignon.

Demain on se baladera dans la péninsule de Banks puis encore mardi ou directement Christchurch selon le temps qui semble temporairement s’améliorer.

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Bises. Courage à ceux qui sont rentrés 🙂

Ah et j’allais oublier la reponse à mon Oncle, en image : désolé mon Quinque Robert on n’a pas trouvé d’haricots !!

Cependant sur cette photo on voit nettement que c’est levogyre… qui plus est à l’horizontal… et la je comprends moins… bon… à table.

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Le retour: épisode 1

Et voilà,  Professor et moi avons regagné  nos pénates!  Il nous aura fallu pas moins de 21000 kms, 24h d’avion,  15h d’attente,  une nuit à Roissy, et 4h de train…une belle étape de 150kms à vélo est moins fatigante! Nous voilà tous 2 « assignés » à suivre les récits lointains de nos amis laissés  en Nouvelle Zélande . ..mais aussi ravis d’avoir retrouvé nos familles que nous avions laissées plus de 5 semaines! Nous voilà tous 2 enrichis de la beauté d’un pays, celle extérieure des paysages sublimes traversés. Avec ses multiples variétés de fougères,  ses fleurs par millions, ses oiseaux aux cris des plus insolites aux couleurs les plus exubérantes,  ses montagnes aux cascades fabuleuses, ses glaciers en bord d’océan,  ses plages, ses animaux étonnants dans leur milieu naturel (d’habitude,  on les voit au zoo…), ses lacs extraordinaires ….on n’a pas assez d’yeux pour tout contempler.  L’autre beauté, c’est celle qui m’a le plus touchée,  c’est comme on dit la beauté intérieure,  celle du coeur. On a découvert des habitants incroyablement bieveillants les uns avec les autres, gentils, respectueux des autres ET des règles. En plus de 5 semaines, je n’ai jamais vu de gens se disputer, ni se hurler dessus, ni se klaxonner. Nous n’avons jamais vu un seul policier dans la rue , hormis les patrouilles en voiture par ci, par là. Sur le vélo,  nous n’avons pour ainsi dire jamais été klaxonnés non plus, ni insultés, ni ne nous sommes sentis en danger, malgré la vitesse des enorues trucks chargés de bois!

Nous avons découvert le monde des bisounours!  Il existe encore quelque part sur cette planète…c’est bon de savoir que c’est possible! Mais à notre retour dans notre pays, nous avons bien compris que la route pour redevenir cette France respectueuse et bienveillante qu’elle fut par le (lointain) passé sera très, très,  très longue…

J47 Twizel – Lake Pukaki – Lake Tekapo

Lake Tekapo, vendredi soir.

Je ne sais pas vraiment quand on avait dit qu’il serait bien de venir jusqu’ici et d’avoir un peu de temps pour y trainer. Bon en tout cas maintenant je sais pourquoi. Il est 19h ici, on s’est préparé une petite table face au lac Tekapo, véritable merveille sous le soleil, avec tout au fond les Alpes néo-zélandaises.

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Les 57km de l’étape, entre chemins empierrés et bords de lac ou canal ont été beaux mais assez difficiles encore. Jamais vraiment de répit, vent souvent défavorable… on était encore contents d’arriver. Nous avons d’abord longé le lac Pukaki, déjà magnifique avec des dégradés de bleus que personnellement je n’avais jamais vu.  Ensuite le long du canal qui le relis à Tekapo, nous avons du lutter contre le vent et les graviers jusqu’au village du bout de Tekapo.

Comme nous avons une bonne étoile, elle nous a mené à un motel complétement incroyable, vue sur ce merveilleux lac et sa chaine montagneuse.

On se prépare à passer à table devant cette carte postale, après nous être baladé une bonne heure sur les berges… c’est vraiment un lieu magnifique.

J’ai faim…