Dorgali – Budoni

Bien sur qu’on a eu une pensée pour Alex Métayer en arrivant à Budoni. Pourtant la chambre que nous avons réservée à Budoni ne permet pas de réaliser les célèbres pâtes « à la budoni », ne serait-ce que parce qu’il n’y a aucune cuisine. C’est une simple chambre avec cabinet de toilettes d’où on entend plutôt bien les voisins, à priori.

Bon ce matin, s’extraire de Dorgali, ce fut une épreuve physique. Dans ce genre de périple ou l’exploit n’est jamais recherché, il s’impose parfois à vous sans vous demander votre avis. Franchir cette barrière fut notre exploit du jour. Mais comme toujours ici, après la montée, bin, Sard’escend… (ça vaut ce que ça vaut…).

Ensuite le type en haut de la vacherie, qui nous a renseigné sur la suite du parcours, il nous l’avait bien dit qu’il y aurait un peu de « pas goudronné » en allant à Oroseil. On n’a donc pas été surpris de pousser nos vélos sur le sable, puis les caillasses d’un sentier côtier assez abrupte, mais juste sur 300m.

Tout le reste s’est déroulé comme les jours précédents : vent de dos, jolies routes, et beaux vallons.

Ensuite on notera que les prix du logement flambent un peu plus on remonte vers Olbia et l’île Maddalena, qui sera l’objectif des jours à venir (pas demain mais dans 2 jours probablement).

Vite, aux courses !

De cala en cala

Aujourd’hui je loue le ciel d’avoir 3 followers (et encore pas réguliers) : je ne porterai pas atteinte aux merveilleux sites que nous avons traversés avec mon amstramgram ou ma page Facebook, ou même en publiant 3 photos ici sur itinéraires sudvelo… personne ne viendra même si je conseille ces belles calanques Sardes.

La cala luna se mérite quand même : 11km aller retour sur des chemins que je déconseille fortement en baskets sans semelles (comme moi) car c’est ultra douloureux pour les pieds, très très caillouteux. Beau petit dénivelé aussi (environ 500m) : ça monte et ça descend dans des vallons parfois escarpés. Mais la récompense est là : magnifique plage de cala luna, eau turquoise ou émeraude c’est selon le soleil. Un peu de monde mais ça va… des bateaux amènent des hordes de baigneurs… mais ça va… (disons que ce n’est pas encore la pleine saison). Vous pouvez d’ailleurs rentrer en bateau (20€), si les 5km de retour vous rebutent… mais nous non, on a souffert mais on l’a fait… j’en ai déchiré mes baskets d’intérieur.

Quelques photos et je coupe, on va faire des courses.

Di Orgosolo a Dorgali

… « De l’authentique au balnéaire »

Nous voilà ce soir à 200m d’une magnifique plage où la mer aussi bleue qu’il est possible est agitée par un fort vent d’Est.

Ce matin nous avons quitté le gîte d’Orgosolo avec un petit pincement au cœur : celui qui invite à remplir le livre d’or avec des mots gentils qui ne sont pas du registre de la relation clients-fournisseurs. « On a adoré, merci pour l’accueil chaleureux et les petites attentions que vous avez eues, on reviendra, la ville à été notre coup de cœur,… »… blablabla… qu’est ce qu’on peut dire comme fadaises quand on est accueillis comme des princes. Bon. « Spatouléjours », mais disons que ça se répète pas mal sur cette belle île.

Et oui la ville, ses fresques Murales, l’ambiance authentique aux terrasses, le soleil levant sur le Monte Corrasi, tout ça ne nous a pas laissés de marbre.

Au départ à 9h c’est une longue descente dans un temps parfait qui nous mène à un long plat habituel de fond de vallée puis à la seule difficulté du parcours : la montée vers Dorgali. Rien d’insurmontable jusqu’au village mais une glace et un café sont nécessaires pour affronter les 3 derniers km qui permettent d’accéder au tunnel, porte d’entrée vers la station balnéaire de Dorgali (oui, le même nom de village à 7km d’écart… Le Sarde ne se foule pas à chercher des declinaisons… il laisse ça au latin). « C’est raide comme la justice ce bout droit » aurait dit à coup sur Raphaël Geminiani s’il y était passé un jour. D’autres probablement auraient dit la même chose mais ne sont certainement pas nés un 12 juin, comme Raphaël et moi (ok Raphaël, mon frère, lui c’est le 11… mais Gem’ c’est le 12…). Ok

Bref. Plage superbe, vagues, zodiacs en cohortes revenant des visites des grottes alentours : voilà le décor.

Demain c’est la journée de repos-rando alors il faut bien manger, alors je coupe car le vermentino doit être frais…

Sindia – Orgosolo

Aujourd’hui c’était annoncé « grosse étape » par l’organisation, et ça n’a pas été démenti de toute la journée.

Pour pouvoir arriver dans les délais, on a décidé de quitter notre gîte (sympa, une maisonnette dans un village de vacances vide, piscine à disposition et menu du soir rien que pour nous) encore plus tôt que la veille. Et à 7h on était sur les vélos.

Le début de la sortie (15 bornes) s’est déroulé sur de grandes routes très fréquentées… Pas si cool que notre bord de mer d’hier.

Ensuite ça s’est très largement arrangé après les premières bosses. On s’est retrouvé sur des routes limite carrossables jusqu’à Bortigali où enfin nous déjeunons frugalement (la journée commence, faudrait pas nous plomber d’entrée).

Au départ de Bortigali, le vent s’est levé très fort et il nous pousse. Donc ça descend, vent de dos : c’est jamais durable cette situation à vélo, tout le monde le sait. Sans surprise donc, après 15 bornes de ce régime, la pente s’inverse, la chaleur monte, et nous voilà dans le dur, comme on s’y attendait. L’echappatoire de cette route circulante encore une fois, c’est le début du crux de la journée : le Monte gonape. On rejoint une jolie petite route qui ne tarde pas à nous montrer son vrai visage : un raidar à 12 ou 13% par endroit pour ensuite traverser un village… à pieds puisque ça dépasse les 20%. Bon. A un moment ça s’arrête alors on picnic… alors on picnic.

Bon et voilà qu’on le franchit ce mont et qu’on bascule dans une descente qui devient chemin… difficilement roulable par endroit, ce qui nous fait marcher plus que prévu.

Il est 15h lorsque nous prenons la douche dans notre très charmant B&B.

S’en suit la visite de la ville, célèbre pour ses peintures Murales, engagée, marquées des luttes et des histoires sociales de la ville et du monde entier. Un grand plaisir de découvrir un tel lieu qu’on vous recommande si vous passez dans le coin.

Là on va manger la pizza alors je coupe.

Demain direction la Côte Est vers Dorgali pour démarrer une autre partie du périple plus teintée d’oisiveté balnéaire.

Di Palmavera a Sindia

Nous quittions ce matin notre super gîte de Palmavera, où nous avons été accueillis avec grand soin par Lucia et sa famille. C’était un superbe endroit très reposant. On aurait pu y rester la semaine… mais non.

Traverser Alghero tôt le matin, dans la fraîcheur amenée pendant la nuit par une petit averse. Se lancer vers le sud par la route côtière superbe avec en permanence la vue sur la mer. Sortir de temps en temps quelques watts pour se hisser en haut d’une côte (il faut bien qu’une route côtière ne soit pas plate… ce serait trop simple).

Au bout de ce spectacle permanent de la méditerranée de carte postale, nous entrons dans Bosa, petite ville multicolore bordant le Temo, court fleuve Sarde enjambé par le pont que nous traversons pour nous restaurer un peu.

Le serveur Sarde de Bosa ne danse pas la Bossa. Il dispose d’une enceinte d’un mètre de haut par laquelle il diffuse essentiellement de la musique Italienne des années… passées.

Passons rapidement sur le menu (charcuterie, pastas i tiramisu), et nous voilà répartis vers notre destination en montagne : Sindia.

Un joli prénom peut être, mais une belle vacherie pour y parvenir. 16 bornes pour 500m de d+ qui s’ajoutent aux 800 des premiers 50km. La chaleur, bien que raisonnable pour la saison, termine de nous achever.

Heureusement la douche et la sieste… ce soir… pasta… demain 80km au programme si on ne cuit pas avant.

Et là je coupe, on va faire des courses (je ne sais pas où puisqu’il n’y a rien ici).

Bises

Un giorno di riposo

« Rien de tel pour bien commencer un périple qu’une bonne journée de repos » (auteur inconnu).

On a donc bien profité d’une journée Light au niveau bicyclette, constituée de visite du centre historique d’Alghero, superbe ville de la côte Ouest, colorée et baignée de soleil.

Après la balade, dégustations diverses. Un superbe accueil au restaurant avec rien d’excessivement cher mais vraiment super bon, et une fin de repas à pronostiquer les victoires de l’Italie aux JO : tir à l’arc, épée et tir à la carabine sont semble-t-il les meilleures chances des transalpins. Mais pas le calcio… la liqueur de myrte offerte en fin de repas pour clôturer la séquence Bet-Click…

Les radis ou Ravanelli

Bon Anniversaire à mon frangin… et là on va faire des courses alors je raccroche.

A tantôt.

Et voici une autre URL pour suivre le périple : https://www.polarsteps.com/Jemepromene

Andiamo

Hier soir on n’a pas suivi les infos. Juste pris des gnocchis au restau, dans le paquebot de la Corsica Ferry. Alcaraz avait réussi son évasion, Sverev s’enterrait.

Et puis on le sentait arriver, l’autre nazillon, et voir sa tronche sur les écrans me mettrait la gerbe sans aucun doute : on a évité les écrans de tv et mis le reste en mode avion.

Au bout de la traversée, à Porto Torres, c’est à 7h qu’on enfourchait nos bikes, chargés de ce qu’il faut pour 2 semaines environ de coups de pédales sans but précis (pas question d’envisager le tour de cette trop grande île qu’est la Sardaigne).

Fort de mes 5 années d’italien (de la 4eme jusqu’au Bac, où j’avais refusé de passer l’oral de cette langue, craignant l’humiliation suprême de ne pas dépasser 10/20 dans mes borborygmes empruntés généralement à Aldo Maccione dans ses apparitions cinématographiques grandioses), nous attaquons donc ce matin la rencontre des peuples locaux.

Après 40km dans une ambiance de fin du monde sous un ciel si bas qu’il fait l’humilité, …, on se réjouit d’arriver tôt au relais et château bnb qui jouxte le site Nuragique de Palmaverra. Pour les ignares qui ne sauraient rien du Nuragisme, sachez que c’est un néologisme que j’invente à l’instant pour parler des Nuragiques, civilisation qui peupla la sardaigne quand vous n’étiez pas nés (1600ans avant JC).

La on va aller faire des courses voyez vous alors je raccroche.

Notez à quel point vous pouvez vous cultiver sur ce blog, contrairement à celui des Adriatoc qui sévissent actuellement sur leurs rutilantes machines dans des contrées hostiles encore plus à l’est de la botte continentale de l’Italie dont dépend l’île sur laquelle nous evoluerons ces prochains jours.

Alors à tantôt.

Capo, pas capot… Le viron d’après les pâtes…

En avant Guingamp

Il faut dire qu’hier soir on a eu plus de mal à nous laver les mains qu’à nous endormir. Heureusement la manip de raccourcissement de la chaîne a fonctionné. Guiôm a pu pédaler jusqu’à la gare de Morlaix. Je l’ai laissé continuer seul après 4km de parcours commun. Lui filait chopper le train, moi je filais vers l’est en direction de St Brieuc via Guingamp, récupérer ma voiture pour rejoindre le Finistère sud 1 ou 2 jours encore.

Plus monotone que la D726 (ou 724 je sais plus) : ça doit pas exister. Des lignes droites, des montées parfois raides, des descentes, une série de toboggans…

A Guingamp je savais qu’il existait une gare et des trains filant vers St brieuc avec des places pour les vélos : j’en ai pris un, et voilà comment s’est terminé ce périple. Arrivé en gare de st brieuc Guiôm sur le quai attendait sa correspondance pour Nantes où séjournera sans son vélo. Il pleuvait. Le monde était triste. On n’avait pas d’idée de comment il se sortirait de cette impasse météorologique.

Voilà. Apres ce compte-rendu, la rédaction comprendrait que vous vous détourniez d’un blog où la déprimante n’est pas un néologisme mais une tradition de fin de séjour. Pour ceux récemment desinscrits de « lena Situation » ou du « potager d’olivier » pour suivre pleinement « itinéraires sudvelo », vous pouvez retourner à vos précédentes passions. Rendez vous au prochain périple… pour le moment séance photo sur le port du Guilvinec.

Tchuss

Une caution qui s’envole…

Au début de cette journée magnifique, nous quittions le petit bungalow en banlieue de lannion avec une belle joie de vivre, rapidement douchée par la côte de sortie de la ville. S’ensuivaient d’autres belles couennes que nous gravissions avec entrain.

Déjà j’imaginais ce dernier compte rendu décrivant la beauté des paysages, de Saint Michel en grève, la pointe de Locquirec où nous primes une baignade salutaire et une glace Italienne.

Tel Lena Situation ou tout autre blogueur influenceur à succès, je m’interrogeais sur la suite de mon activité sur la toile. Etais-je vraiment destiné à relater des périples sans âme, sans arrêt forçant le trait d’anecdotes insipides aux yeux de mes grands inspirateurs voyageurs et autres aventuriers des longues distances… non, mes récits ne valaient rien… Pas assez de piments, pas assez de suspens, trop de vulgarité gratuite et de fautes d’orthographe que ne manquent jamais de me corriger mes relecteurs après publication…

Et puis… et puis…

Et puis en mangeant notre glace au soleil de Locquirec, Guiôm me dit : « cet aprem je m’occupe du trajet pour rejoindre le gîte de Kertangui, on va suivre le parcours proposé par Google maps, j’ai vérifié ce sont bien des routes, qu’il empreinte ». Moi : « ok mais les 3 fois où on s’est planté dans des chemins privés ou des impasses le long de la côte ou face au sentier des douaniers, rappelle toi, je pensais que ça passerait, comme toi, mais capassait pas.. ». Lui : fais moi confiance ! ». Moi : bien sûr ! De toute façon y’a quoi ? 19km à faire ? Banco. »

Après 10 bornes parfaitement exécutées, comme une partition de caisse claire à la baguette, Google annonce prendre à droite sur un grand chemin orné d’ornieres, pourrait on dire… la complication survient à très exactement 8,7km du gîte. Le dérailleur du VTC d’un joli vert olive aux reflets métalliques fait un 8 autour d’une sale branche inopinément vautrée sous la roue arrière de Guiôm.

Instantanément nous nous transformons en Eugène Christophe dans le tourmalet avec sa forge et son marteau… sans forge, sans marteau, sans tourmalet… a la force de nos mains nous réussissons à faire repartir la machine dont la pâte de dérailleur est tordue… mais ça marche !!

50m plus loin le dérailleur en 8 se transforme en dérailleur en 9… plus rien ne bouge. Dans une ultime manœuvre de mécanicien mondovelo (c) nous démontons le dérailleur pour passer en mode fixie… mais sans derive chaîne, la tentative est infructueuses car la chaîne trop longue.

J’arrive au gîte après avoir fait les courses. 30′ après, Guiôm franchit la ligne en « run and bike (de voyage, chargé a bloc »). Nous raccourcissons la chaîne grâce au dérive chaîne du propriétaire du gîte. Demain il faudra ralier la gare de morlaix en 38×18 développement unique avec une belle cote à l’arrivée des 8km.

Moralité de cette histoire : il en faut du bordel pour transformer une paisible randonnée en aventure rocambolesque.

En Bretagne il peut faire beau aussi*

Le faux Breton du bar de Treguiers, ce matin, n’aurait pas parié un kopeck que ça se lèverait, ce satané crachin. Nous, ça faisait 20 bornes qu’on avait quitté la caravane des années 70 et qu’on traversait une gigantesque flaque d’eau en suspension brumisée qu’on appelle donc crachin, et on espérait bien quand même que ce type disait n’importe quoi.

On n’était pas les seuls à espérer : le couple d’Angers partis de quelque part à l’est de frehel et qui suivait le même itinéraire que nous, avec en plus des bagages, dans une remorque, une charmante petite de 3ans au plus espérait aussi un rayon de soleil avant de reprendre la route.

Nos vœux de touristes courageux (quand t’es à vélo en Bretagne, de toute façon, on dit que t’es courageux… bon…) furent exaucés. En descendant vers le gouffre de Plougrescan la lumière se fit plus chaude et enfin le soleil déchira les nuages

Ensuite la route vers la côte de granite rose est devenu un presque enchantement. Presque parce que quelques murs parfois a plus de 15% (et mes mollets s’y connaissent) avaient été posés sur ces routes pourtant si belles. Tous ceux qui ont déjà vu la côte de granite rose le savent : c’est un endroit magnifique. Pour les autres quelques images vois donneront certainement envie de creuser le sujet… par contre évitez le mois d’août bien sûr.

Un petit arrêt au camping de tregastel ou un pote de Guiôm nous invite pour le déjeuner puis un plouf dans l’eau d’une plage paradisiaque mais qu’à priori on est un paquet à connaitre… en tous cas plus que dans les années 70 où l’on venait en famille acheter des pulls marins qu’ont se faisant ensuite chipper dans la pension familiale (private joke du narrateur avec sa propre famille qui ne lit pas ce blog à ma connaissnce).

Après cette journée idéale faite de vélo de soleil et d’eau de mer a 17° dans un cadre époustouflant, nous voilà repus d’une belle ration de pâtes carbonara, en route vers le bain nordique du modes bungalow réservé par l’organisation pour ce périple…

J’allais oublier de signaler nos arrêts aux différents megalithes bordant notre itinéraire… je rajoute quelques photos.

Encore 80 bornes today, mais demain direction Morlaix et 50km prévus pour la dernière étape du périple.

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