Le repos des 3 singes de la sagesse, à Nikko


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Hier soir nous sommes arrivés à la Guest House « Stay in Nikko », tenue par un jeune couple très accueillant. Jean-Yves les connaissait déjà, puisqu’il y avait séjourné lors d’un autre passage à Nikko.

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C’est une petite maison avec un joli jardin, proposant quelques chambres traditionnelles et un petit salon de lecture. Ce matin nous décidons de faire une lessive et de réviser un peu nos vélos. Hier dans la descente infernale de nuit, j’ai pris un méchant trou qui a fait décrocher les branches de mon garde boue arrière : j’ai terminé l’étape dans un bruit pénible, comme si je trainais des casseroles derrière moi… donc ce matin, je répare un peu les dégâts et je nettoie le tout pendant que Francis change ses patins usagés et Jybe passe un coup de chiffon sur son vélo « customisé japon ».

 

Nous partons ensuite à la découverte des temples de Nikko et de la villa impériale.

Ville de toutes les splendeurs, Nikko possède nombre de sites remarquables, temples, sanctuaires ou lieu de villégiature impériale.

L’histoire de la ville commence au 8eme siècle et est devenu successivement un centre Shintoïste et Bouddhique renommé. Aussi y trouve-t-on de nombreux et majestueux temples, très colorés, et sculptés : c’est dans le temple Toshogu que se trouvent les célèbres sculptures sur bois du chat endormi ou nemuri-neko et des trois singes de la sagesse. Comme nous passons devant la célèbre sculpture, les jeunes gens attroupés là prennent des photos singeant les singes : « ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire » sont les messages transmis par chacun d’eux. Après mure réflexion, on ne pourra faire aucun parallèle entre Mizaru (l’aveugle), Kikazaru (le sourd), Iwazaru (le muet) et le Commodore, le Professor et le Doctor… pas même avec le bon, la brute et le truand… cette culture Japonaise est tellement déroutante…

 

 

 

 

 

 

 

 

On trouve aussi à Nikko un alignement de Jizo.

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Jizo est l’une des figures les plus aimées et vénérées au Japon, car il s’est imposé la tâche explicite d’aider l’âme des enfants décédés. Dans la tradition japonaise, l’âme des enfants est considérée comme ayant un besoin particulier, puisqu’ils n’ont pas vécu assez longtemps pour accumuler le mérite de traverser le fleuve mythique de Sanzu jusqu’aux cieux, et ont involontairement causé du chagrin à leurs parents (par leur mort prématurée). 

 

Une belle journée de touristes à vélo dans cette magnifique ville. 

 

giteNikko : Stay in Nikko Guest-house *****

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